Kinshasa, 07 août 2025- Le lancement des pourparlers directs entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, initialement prévu pour le 8 août à Doha, au Qatar, n’a finalement pas eu lieu. Aucune des délégations concernées ne s’était rendue sur place jusqu’à l’après-midi de ce jeudi, selon plusieurs sources concordantes.
Alors que cette absence nourrit le sentiment d’un blocage dans l’opinion publique, les autorités qataries chargées de la médiation ont tenu à rassurer. Elles affirment que « les deux parties continuent de travailler avec le soutien du Qatar pour mettre en œuvre les dispositions énoncées dans la Déclaration de principes. »
Parmi les points en discussion figure l’établissement d’un mécanisme d’échange de prisonniers impliquant la Croix-Rouge internationale, un processus qui prend davantage de temps que prévu. « Cela inclut les négociations en cours visant à établir un mécanisme avec la participation de la Croix-Rouge internationale – pour l’échange de prisonniers, qui a pris plus de temps que prévu initialement. Cependant, des progrès sont réalisés et, une fois qu’un accord aura été trouvé sur ce point, la mise en œuvre de l’accord devrait s’accélérer », a précisé la médiation.
Les deux camps avaient convenu de respecter un délai fixé au 29 juillet pour mettre en œuvre les dispositions préalables, conformément à la Déclaration de principes signée le 27 juin à Doha. Ces engagements comprenaient notamment les mesures de confiance à prendre avant d’entamer tout dialogue direct vers un accord de paix global et inclusif.
Parmi ces mesures, la libération mutuelle des détenus occupait une place centrale. Le gouvernement avait affirmé que cette étape serait respectée de part et d’autre, en prélude au prochain round des négociations. Mais dans les faits, aucune libération n’a encore été enregistrée à ce jour.
Du côté de la rébellion, la position reste ferme. Elle exige la libération préalable de quelque 700 prisonniers avant d’envisager tout déplacement à Doha. Faute d’un tel geste, ses représentants ont déclaré qu’ils ne se présenteront pas aux discussions censées commencer ce vendredi 8 août, discussions qui, selon le calendrier initial, devraient aboutir à un accord global de paix d’ici le 17 août.
