Kinshasa, 15 août 2025- Ce vendredi, les Léopards de la RDC affrontent les Amavubis du Rwanda pour la deuxième journée de l’AfroBasket Angola 2025. Au-delà de la simple compétition sportive, ce duel s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre les deux pays voisins, donnant à la rencontre une portée symbolique majeure.
Les deux équipes viennent d’enregistrer une défaite lors de la première journée, la RDC s’est inclinée face au Cap-Vert (66-75) et le Rwanda contre la Côte d’Ivoire (70-75). Cette confrontation devient donc cruciale pour relancer leurs ambitions dans le tournoi et éviter un début catastrophique.
Pour les Léopards, ce match revêt un caractère de revanche historique. Jamais encore en compétition africaine, la RDC n’a battu le Rwanda. L’équipe congolaise pourra néanmoins compter sur des renforts stratégiques, dont le meneur expérimenté John Jordan, américain naturalisé congolais, venu renforcer l’effectif pour ce rendez-vous décisif.
Chaque confrontation entre les deux nations dépasse le simple cadre du sport. La rivalité est imprégnée de l’histoire politique et des tensions qui opposent Kinshasa et Kigali depuis plusieurs années, rendant le match encore plus symbolique pour les supporters et les acteurs politiques.
Le souvenir de 2016 reste vif : lors du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) au Rwanda, la RDC avait surpris en battant l’équipe!!!+)1 hôte en quart de finale, trois ans après la première rébellion du M23, avant de remporter le tournoi. Cet exploit historique, soutenu par l’engouement populaire et l’appui logistique du gouvernement provincial du Nord-Kivu, demeure gravé dans les mémoires.
Aujourd’hui, le contexte est encore plus tendu. Plusieurs territoires congolais restent sous le contrôle du M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par Kigali. Malgré cette pression, les joueurs devront se concentrer sur le jeu et le fair-play. « Que tout le monde nous batte, je m’en fiche, sauf le Rwanda », confiait un supporter après la défaite contre le Cap-Vert, illustrant l’importance symbolique de cette rencontre pour le public congolais.
