Kinshasa, 18 août 2025- Dans un communiqué officiel daté du 17 août parvenu à Enquête.cd, les autorités congolaises ont réaffirmé leur volonté de privilégier un dialogue constructif, en se conformant strictement à la Déclaration de principes signée à Doha le 19 juillet 2025.
Le Gouvernement a rappelé que son engagement repose sur trois piliers essentiels, notamment la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, la recherche d’une paix durable ainsi que la réduction des souffrances des populations, en particulier celles de l’Est du pays.
« Le Gouvernement demeure déterminé à aborder ces discussions avec l’objectif d’aboutir à un accord qui mette un terme définitif aux violences armées dans l’Est de la République », souligne le document.
Toutefois, la mise en œuvre de la Déclaration de Doha apparaît encore incertaine. Ce texte prévoyait des mesures de confiance, notamment la libération réciproque des prisonniers avant le 29 juillet. Aucun progrès n’ayant été constaté, le M23, qui revendique la libération de 700 de ses combattants, menace de boycotter les discussions s’il n’y a pas de geste préalable.
En raison de ces blocages, la rencontre programmée le 8 août à Doha n’a pas eu lieu, les deux parties ayant renoncé à y participer. Néanmoins, des échanges techniques continuent avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), chargé de proposer un mécanisme d’échange de prisonniers.
Le communiqué gouvernemental salue par ailleurs « l’engagement constant et la médiation discrète mais efficace » du Qatar, dont le rôle reste jugé indispensable dans le rapprochement entre les délégations. Parallèlement, Kigali a franchi une étape supplémentaire en ratifiant, le 29 juillet, l’accord de paix conclu le 27 juin à Washington avec Kinshasa, déjà approuvé par le gouvernement rwandais le 16 juillet et en attente d’adoption définitive par le Sénat.
