Kinshasa, 27 août 2025- Le secteur minier congolais est à nouveau placé au centre des réformes. Ce mercredi, le ministre des mines, Louis Watum Kabamba, a officiellement lancé l’atelier de présentation, de consolidation et d’appropriation des recommandations issues du Dialogue National sur la gouvernance minière. Cette rencontre est organisée par le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité (CCPS-RDC), avec l’appui technique et financier de la GIZ.

Prévu pour deux jours, l’atelier réunit à Kinshasa des représentants des services étatiques, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif est de traduire en actions concrètes les recommandations du Dialogue National tenu en avril dernier et de mettre en place un mécanisme de suivi participatif qui garantira leur application.
Dans son allocution, le ministre des mines a rappelé la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait du secteur minier un véritable levier de paix, de prospérité et de souveraineté nationale. Il a également salué les engagements du Gouvernement, portés par la Première Ministre Judith Suminwa, afin que les ressources naturelles cessent d’alimenter les conflits armés et deviennent un moteur de développement durable et de stabilité régionale.

« Le secteur minier ne doit pas être un foyer de prédation et de conflits, mais un socle de stabilité, de justice sociale et de développement inclusif », a-t-il martelé.
Le ministre Louis Watum Kabamba a profité de cette tribune pour réaffirmer sa détermination à assainir et moderniser le secteur minier, notamment en luttant contre la fraude et la corruption, en renforçant la transparence et la traçabilité des minerais, en digitalisant le cadastre minier, en assurant une redistribution équitable des revenus miniers aux communautés locales, et en promouvant la transformation locale des ressources afin d’accroître la valeur ajoutée nationale.

Cet atelier constitue une étape clé dans le processus de réforme du secteur minier congolais. Ses conclusions viendront enrichir les réformes en cours et définir une feuille de route claire pour une gouvernance minière responsable, transparente et inclusive, au bénéfice du peuple congolais et de la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.
