Kinshasa, 08 septembre 2025- L’ancien président de l’Assemblée nationale et leader de l’opposition, Jean-Marc Kabund, a vivement réagi après l’interpellation brutale de treize députés nationaux, s’opposant à la pétition initiée contre le président de la chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe.
Selon l’opposant congolais, cet acte grave révèle la dérive autoritaire qui menace dangereusement la démocratie congolaise.
« Treize députés nationaux, dans l’exercice de leurs fonctions, ont été violemment interpellés, dépouillés de leurs biens de valeur, puis détenus pendant plusieurs heures », a dénoncé Jean-Marc Kabund dans une déclaration ferme faite xè dimanche sur son compte X. Pour lui, cette situation illustre une volonté manifeste du régime actuel de faire taire toutes les voix discordantes.
Kabund n’a pas manqué de faire un parallèlisme avec la mort tragique du député Chérubin Okende, dont les circonstances demeurent entourées de zones d’ombre.
« Dans ce climat de répression et de peur, devons-nous encore nous interroger sur les véritables causes de la mort de Chérubin Okende ? » s’est-il interrogé.
L’opposant avertit que la situation actuelle pourrait plonger la RDC dans une ère sombre, marquée par l’arbitraire et l’instabilité politique.
« Nous sommes à un tournant inquiétant de notre histoire. Une injustice commise contre un seul individu constitue une menace pour nous tous. Ce qui est arrivé à ces députés n’est pas seulement une attaque contre l’opposition, c’est une attaque contre la démocratie elle-même », a-t-il martelé.
S’adressant directement à ceux qui soutiennent encore le régime en place, Kabund a lancé un avertissement.
« La tyrannie est un monstre sans scrupules. Lorsqu’elle en aura fini avec ceux qui osent s’opposer aujourd’hui, elle se retournera immanquablement demain contre ceux qui la soutiennent. Personne n’est à l’abri. »
Enfin, Kabund a appelé le peuple congolais à l’unité et à la mobilisation pour dire non à la dictature.
« Il est grand temps que nous nous levions, unis comme un seul homme, pour dire NON. S’accommoder d’une dictature, c’est insulter la mémoire de toutes les victimes tombées sous les coups des régimes autoritaires qui ont endeuillé notre pays », a-t-il conclu, appelant la communauté internationale à suivre de près la situation en RDC.
