Kinshasa, 22 septembre 2025- La réquisition de la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila suscite de vives inquiétudes parmi plusieurs pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Ces derniers craignent que cette décision ne crée un précédent aux conséquences graves pour la stabilité politique régionale.
Selon les informations relayées par Afrique Intelligence, plusieurs capitales de la SADC ont exprimé leur désapprobation à Kinshasa. Elles exhortent les autorités congolaises à calmer le climat politique autour de cette affaire jugée hautement sensible.
En attendant le verdict, attendu dans les prochains jours, les proches de l’ancien chef de l’État dénoncent un procès à caractère politique. À leurs yeux, cette procédure judiciaire viserait avant tout à écarter un adversaire redouté. Ils pointent également du doigt une contradiction : le gouvernement mène des discussions avec le M23 à Doha, tout en accusant Joseph Kabila d’en être l’instigateur.
Le Zimbabwe, fidèle allié de l’ex-président, a adopté une position particulièrement critique. Le président Emmerson Mnangagwa a d’ailleurs abordé la question directement avec Joseph Kabila et Cyril Ramaphosa, le dirigeant sud-africain, qui cherche à mettre en place une médiation. Pretoria aurait même suggéré une rencontre tripartite afin de réduire les tensions, selon la même source.
À ces tensions politiques s’ajoutent des crispations financières. Kinshasa n’a toujours pas réglé l’intégralité de sa participation au financement de la force conjointe régionale déployée en RDC, ce qui alimente l’agacement des pays partenaires.
La semaine précédente, Félix Tshisekedi s’est rendu en Afrique du Sud. À cette occasion, il a échangé avec son homologue Cyril Ramaphosa, un entretien marqué par la recherche d’apaisement dans un contexte régional de plus en plus tendu.
