Kinshasa, 23 octobre 2025- Depuis la mi-octobre, le mouvement armé mené par Corneille Nangaa et le général Sultan Makenga redouble d’activité médiatique. En l’espace de quelques jours, plus d’une demi-douzaine de communiqués ont été publiés pour dénoncer les prétendues violations du cessez-le-feu par les FARDC et les milices Wazalendo dans les zones placées sous leur contrôle depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Pourtant, cette multiplication de messages suscite le scepticisme de nombreux observateurs. Beaucoup y voient le signe d’un affaiblissement militaire dissimulé derrière une communication agressive. Selon plusieurs sources, le mouvement, réputé proche du Rwanda, chercherait à compenser ses difficultés sur le terrain par une stratégie médiatique destinée à maintenir son influence à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Les informations disponibles indiquent qu’aucune avancée notable n’a été réalisée depuis près de trois semaines. L’AFC-M23 semble à court d’élan, incapable de s’emparer de nouvelles positions dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, où ses combattants sont confrontés à une résistance accrue.
Cette stagnation alimente les interrogations : s’agit-il d’un repositionnement tactique ou du signe d’un véritable essoufflement ? Les spécialistes restent prudents, mais plusieurs estiment que la dynamique militaire du mouvement s’essouffle progressivement.
Pour Corneille Nangaa, qui ambitionnait d’étendre son influence jusqu’à Kinshasa tout en appelant à un dialogue politique national, la situation actuelle ressemble à une impasse. Entre la perte de terrain et la volonté de rester visible, le mouvement semble désormais privilégier la communication à l’action.
