Kinshasa, 15 décembre 2025-Lors de la clôture de la 15e assemblée plénière de l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEC), dimanche, le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a de nouveau mis l’accent sur l’appel lancé par la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC). Il s’agit, selon lui, d’organiser une concertation nationale ouverte à tous. Pour rappel, l’ACEC est une organisation catholique importante, rassemblant les évêques du Burundi, de la RDC et du Rwanda, dont la mission est de favoriser la paix et le progrès social dans la région.
Cette initiative d’un dialogue national, ouvert à toutes les parties, a pour objectif de s’attaquer aux origines profondes de la grave crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC. Cette situation est notamment caractérisée par la mainmise des rebelles AFC/M23 sur plusieurs villes, territoires et localités des provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Devant une foule nombreuse de fidèles, le Cardinal Ambongo a déclaré avec conviction : « Quelle que soit l’intensité des violences et des conflits, la paix reste possible ». Il a par ailleurs exhorté les habitants des régions sous occupation à ne pas se laisser emporter par la haine.
En se référant à l’accord signé le 4 décembre dernier à Washington, entre le président Félix Tshisekedi de la RDC et son homologue rwandais Paul Kagame, avec la médiation du Président américain Donald Trump, l’archevêque de Kinshasa a exprimé son incompréhension. Il s’est interrogé : « Comment comprendre qu’à moins d’une semaine de la ratification des accords de Washington, la ville d’Uvira tombe sous occupation ? ».
Il a en effet mis en lumière les lacunes de ces accords et d’autres tentatives qui, à ses yeux, mettent de côté les citoyens congolais et semblent rendre acceptables les pillages des richesses du Congo. Pour le Cardinal, ces insuffisances confirment la pertinence de la proposition avancée par les évêques de la CENCO et les pasteurs de l’ECC : la création d’un engagement social pour la paix et la coexistence pacifique, tant en RDC que dans toute la région des Grands Lacs.
Il a conclu en affirmant : « À l’heure actuelle, ce pacte apparaît comme le chemin incontournable vers une paix authentique et durable dans notre sous-région ».
