Kinshasa, 30 avril 2026-Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, a salué les sanctions américaines visant Joseph Kabila, accusé de déstabiliser l’est de la République démocratique du Congo.
Cette prise de position officielle intervient dans la foulée de la décision des États-Unis d’inscrire l’ancien chef de l’État sur la liste des personnalités sanctionnées pour leur rôle présumé dans le soutien aux groupes armés.
Dans une déclaration faite jeudi 30 avril, le VPM a qualifié Joseph Kabila « d’instigateur » de l’instabilité persistante dans l’Est du pays.
Il estime que ces sanctions constituent une réponse cohérente face aux acteurs accusés de compromettre les efforts de paix en cours.
Selon Jacquemain Shabani Lukoo, cette décision de Washington s’inscrit dans une logique de pression internationale sur les personnalités soupçonnées de freiner la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de paix de Washington, conclu en décembre dernier.
Ce processus vise notamment à apaiser les tensions sécuritaires et à favoriser un retour durable à la stabilité dans les zones affectées par les conflits armés.
Ces sanctions américaines, qui incluent le gel d’éventuels avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction de transactions avec des entités américaines, interviennent dans un contexte de recrudescence des violences dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés, dont le M23, restent actifs.
Sur le plan national, les réactions continuent de se multiplier. Le parti présidentiel, l’UDPS, a notamment appelé à une marche de soutien à ces sanctions à Kinshasa, tandis que plusieurs acteurs de la société civile, dont Patrick Katengo Mafo, ont salué cette décision tout en appelant à un durcissement des mesures contre l’ancien président.
L’ensemble de ces prises de position illustre un climat politique sous tension, où la question de la responsabilité dans la crise sécuritaire à l’Est reste au centre des débats.
