Kinshasa,1er Janvier 2026- Dans un message relayé par le média Afrik Arabia, Corneille Nangaa coordonateur du mouvement rebelle, l’Alliance Fleuve Congo (AFC), a dressé un tableau préoccupant de l’évolution du cessez-le-feu dans l’Est de la République démocratique du Congo, mettant en cause le manque de volonté politique des autorités de Kinshasa.
Nangaa se plaint qu’aucun prisonnier n’a été libéré à ce jour, en dépit des engagements formellement signés entre les parties. Une situation que l’AFC qualifie de violation flagrante des accords, fragilisant davantage la confiance déjà précaire autour du processus de désescalade.
Il souligne également que le cessez-le-feu est méthodiquement saboté, laissant entendre l’existence d’actions concertées visant à compromettre les efforts de paix sur le terrain. Dans la même logique, Corneille Nangaa affirme que le gouvernement de Kinshasa aurait délibérément boycotté deux réunions d’évaluation du cessez-le-feu, pourtant essentielles pour en assurer le suivi et la crédibilité.
Face à cette impasse, l’AFC insiste sur la nécessité d’un changement d’approche. Pour Corneille Nangaa, seule une solution politique inclusive est capable de s’attaquer aux causes profondes du conflit, qui dépassent largement le cadre militaire et sécuritaire.
L’appel de Nangaa s’inscrit dans une dynamique visant à replacer le dialogue au cœur de la résolution de la crise, alors que les populations civiles continuent de payer le prix fort de l’instabilité persistante dans l’Est du pays.
Toutefois, pour certains observateurs, ce discours marque aussi un tournant. À force d’alertes répétées et d’appels au dialogue sans résultats concrets, Corneille Nangaa apparaît aujourd’hui affaibli, davantage dans la dénonciation que dans la capacité d’imposer un rapport de force. Une posture qui alimente le débat sur la perte d’influence réelle de l’AFC dans une crise où les actes semblent désormais peser plus que les déclarations.
