Kinshasa, 06 janvier 2026- Un semestre s’est écoulé depuis la formalisation de l’Accord de Washington, signé le 27 juin 2025 entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Un rapport d’évaluation publié le 5 janvier dresse un bilan plutôt nuancé quant à la concrétisation de ce partenariat.
Sur la trentaine de points convenus initialement, à peine 19 actions ont été amorcées, ce qui représente un faible taux de lancement de 23,3 %. Quant à la réalisation concrète des tâches, même en incluant celles qui ne sont que partiellement accomplies, elle ne dépasse pas les 36,8 %.
En examinant le rôle de chaque signataire :
- La RDC a accompli 22,1 % de ses 26 obligations ;
- Le Rwanda, de son côté, a atteint 22,7 % de ses 22 promesses ; Cependant, la communauté internationale (incluant notamment l’ONU, les États-Unis, l’UA et la CIRGL), impliquée dans 7 missions de soutien, se distingue avec la meilleure performance, affichant un taux d’exécution de 39,2 %.
Le rapport met en lumière quelques avancées diplomatiques notables. On retient notamment la confirmation de l’accord par les présidents Tshisekedi et Kagame le 4 décembre, la signature d’ententes bilatérales sur le plan économique et sécuritaire, ainsi que l’adoption par l’ONU d’une résolution prolongeant le mandat de la Monusco.
Mais de nombreux obstacles sécuritaires demeurent un problème de taille, en particulier la persistance des affrontements dans l’Est du pays, l’incapacité à neutraliser les groupes armés, la présence continue des forces rwandaises, et un manque de confiance tenace entre les deux États.
Pour éviter que cet accord, perçu comme un jalon historique pour la pacification de la région des Grands Lacs, ne capote, le rapport recommande vivement de dynamiser les mécanismes de suivi et d’obtenir un engagement plus résolu de la part de toutes les parties.
