Kinshasa, 12 janvier 2026- À la suite des événements survenus à Bukama, dans la province du Haut-Katanga, Olivier Kamitatu a publiquement remis en question le récit des autorités. Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), l’opposant évoque la mort de civils et attribue les faits aux Forces armées de la RDC (FARDC), dénonçant ce qu’il considère comme une version officielle contraire à la réalité.
Revenant sur les faits du 11 janvier, Olivier Kamitatu affirme que des civils non armés hommes, femmes et enfants ont perdu la vie lors d’une intervention militaire. Il conteste la thèse selon laquelle les victimes auraient été des membres des Wazalendo, estimant que cette présentation est « démentie par les images » diffusées. Pour lui, « ce n’est pas une erreur de communication, mais un mensonge d’État, délibéré et répété ».
L’ancien ministre inscrit ce drame dans un contexte plus large de violences récurrentes dans l’espace katangais. Il cite notamment Lubumbashi, Kilobelobe, Luilu, Kasenga et Kilwa, évoquant une « litanie » de faits graves qui se succèdent dans une région pourtant essentielle à l’économie nationale, « qui fait vivre le pays de son cuivre et de son cobalt ».
Selon le proche de Moïse Katumbi, ces événements traduisent une crise profonde de gouvernance dans l’ex-Katanga. Il évoque le pillage des ressources, la répression des opinions critiques, des arrestations et des condamnations prononcées « dans des parodies de justice », ainsi que des exils et des assassinats. À ses yeux, « le régime a franchi une ligne », affirmant que « celle où l’État ne protège plus, il tue ».
L’opposant a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées de Bukama et a réclamé que justice soit rendue. « Le sang versé ne s’efface pas. L’histoire n’absout pas », écrit-il, ajoutant que les responsables « ceux qui ont ordonné, couvert et exécuté » devront, selon lui, répondre de leurs actes, « devant les hommes ou devant l’histoire ».
