Lubumbashi, 25 février 2026- Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part à la deuxième réunion du Cadre de concertation permanente entre le Gouvernement et le secteur privé minier, organisée dans les installations de Mining Engineering Services, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Devant les chefs d’entreprises, il a fermement dénoncé les accidents évitables, les atteintes à l’environnement et le non-respect des obligations légales par certains opérateurs du secteur.
Cette rencontre a réuni plusieurs personnalités et responsables du secteur, notamment le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), le président de la Chambre des Mines, ainsi que les dirigeants des principales sociétés minières, le Secrétaire général aux Mines et les chefs des services techniques sous tutelle.

Prenant la parole, le ministre a insisté sur le fait que ce cadre d’échanges ne devait pas se limiter à un simple exercice formel. Il a rappelé que le respect strict des normes légales et environnementales demeure une exigence non négociable.
À cet effet, il a souligné que des mesures correctives ont déjà été prises à l’encontre de certaines entreprises, notamment des suspensions d’activités, des pénalités financières et des moratoires, afin de renforcer la conformité réglementaire et la responsabilité sociale.
Le ministre a également attiré l’attention sur la recrudescence des accidents mortels enregistrés sur des sites artisanaux situés en périphérie des concessions industrielles.
Il a appelé à une implication accrue des entreprises titulaires des permis, mais aussi des autorités publiques et des communautés locales, afin de prévenir ces drames et de mieux protéger les populations riveraines.
Les échanges ont permis d’aborder les défis liés à la gouvernance du secteur, à la sécurité sur les sites et à la protection de l’environnement.

Les participants ont réaffirmé leur volonté de consolider un secteur minier plus structuré, transparent et responsable, capable de répondre à la demande internationale en minerais stratégiques tout en contribuant au développement local et à la sécurité des communautés.
Cette deuxième session du cadre de concertation s’inscrit dans la dynamique de renforcement du dialogue entre l’État et les opérateurs miniers, dans un contexte où le secteur reste un pilier essentiel de l’économie nationale.
