Kinshasa, 6 mars 2026- La controverse autour des déclarations du deuxième vice-président du Sénat continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Alors qu’une motion de défiance a été initiée contre Modeste Bahati Lukwebo à la suite de sa prise de position contre la révision constitutionnelle, certains de ses proches dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de règlement de comptes politique.
Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, Juvenal Munubo, présenté comme proche du président du regroupement politique AFDC-A, a vivement critiqué les initiatives visant le responsable politique.
Selon lui, chercher à « régler des comptes au nom du Chef de l’État, sans sa procuration », notamment à travers des pétitions ou ce qu’il qualifie de « lynchage médiatique », constitue un manque de respect envers le président de la République.
« Chercher à régler des comptes, au nom du Chef de l’État, sans sa procuration, à un responsable politique parce qu’il a dit la vérité concernant la stabilité institutionnelle, c’est manquer du respect au Président de la République », a-t-il déclaré.
Le député estime par ailleurs que dans une République démocratique, les « flatteurs et courtisans » ne devraient pas être encouragés mais plutôt désavoués.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour du débat sur la révision de la Constitution, sujet qui divise plusieurs acteurs au sein de la majorité.
La position exprimée par Modeste Bahati Lukwebo, qui considère ce débat comme secondaire face aux priorités sociales du pays, continue ainsi de provoquer des réactions contrastées sur la scène politique congolaise.
