Kinshasa, 5 avril 2026- Mwami Radjabu, président de la Fondation portant le même nom, dénonce la diffusion d’images compromettantes visant un haut-cadre d u mouvement rebelle l’AFC/M23 et met une nouvelle fois en cause le colonel Imani Nzenze, accusé d’être à l’origine de ces fuites et d’humilier la hiérarchie du mouvement.
Dans ce document de dénonciation, l’auteur exprime son « grand regret » face à la diffusion d’images sensibles qui auraient dû rester couvertes par le secret professionnel en raison du statut du cadre concerné. Il évoque notamment l’arrestation d’un VIP à la DSR sous l’autorité du G2, le colonel Imani Nzenze John, dénonçant une atteinte grave aux principes de confidentialité et de respect de la hiérarchie au sein de l’AFC/M23.
Mwami Radjabu accuse également le colonel Nzenze d’être un imposteur et de travailler au service de Kinshasa, affirmant qu’il aurait humilié la hiérarchie du mouvement en occupant un poste stratégique sans formation adéquate.
Selon lui, il serait incompréhensible qu’un ancien réparateur de radios puisse aujourd’hui occuper une fonction aussi importante dans une organisation qui prône un changement radical pour le Congo.
Le document insiste sur le caractère secret des services de renseignements et condamne les fuites massives observées sur les réseaux sociaux, comparées à celles du côté gouvernemental. Mwami Radjabu appelle à traduire le colonel Nzenze en justice, estimant que la diffusion de la vie privée d’un cadre VIP constitue un manque de respect grave et une atteinte à la pudeur, punissable par la loi.
Cette nouvelle dénonciation s’inscrit dans la continuité d’une série d’accusations déjà portées contre le colonel Imani Nzenze. Dans une précédente déclaration, Mwami Radjabu avait signalé la disparition du colonel Biyoyo à Goma le 19 mars 2026 après un contact avec le même officier, évoquant des tensions internes et des rivalités au sein de l’AFC/M23.
Par ailleurs, un autre témoignage interne avait déjà accusé le colonel Nzenze d’être impliqué dans la mort de l’artiste musicien Delcat Idengo et de Magloire Paluku, ainsi que dans des enlèvements, des arrestations arbitraires et des intimidations dans les zones sous contrôle du mouvement.
L’accumulation de ces accusations met en lumière un climat de fortes tensions internes au sein de l’AFC/M23, avec des dénonciations répétées visant les services de renseignements du mouvement. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’a été apportée concernant ces allégations et aucune réaction officielle de la hiérarchie du M23 n’a encore été rendue publique.
