Kinshasa, 14 avril 2026- Près de 50 000 civils ont été forcés de quitter leurs villages dans le groupement de Ziralo, situé dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, en raison de l’intensification des violences armées.
C’était dans un contexte de recrudescence des affrontements et d’attaques ciblées contre les populations locales que cette nouvelle vague de déplacement massif a été enregistrée.
Selon des sources locales concordantes, exactement 48 920 personnes ont fui leurs habitations ces derniers jours, cherchant refuge dans des zones jugées plus sûres, souvent sans assistance humanitaire suffisante. Cet exode massif aggrave davantage la situation humanitaire déjà précaire dans la région.
Sur l’axe Bunje-Katale, la situation est particulièrement alarmante. Au moins une trentaine de maisons appartenant à des civils ont été incendiées, laissant plusieurs familles sans abri.
Des témoignages recueillis sur place accusent des éléments de la coalition rebelle M23-RDF-AFC, opérant sous le commandement du chef de brigade Nsabimana, d’être à l’origine de ces destructions.
Parallèlement, le secteur de l’éducation est gravement affecté.
Toutes les écoles du groupement de Ziralo, en chefferie de Buhavu, sont actuellement fermées. Les activités scolaires sont totalement paralysées, suscitant une vive inquiétude chez les enseignants et les parents, qui redoutent une année blanche pour leurs enfants.
Face à cette situation, les populations locales appellent à une intervention urgente des autorités congolaises et de la communauté internationale afin de rétablir la sécurité et apporter une assistance humanitaire aux déplacés.
La crise à Ziralo s’inscrit ainsi dans une spirale de violences persistantes dans l’est de la RDC, où les civils continuent de payer le prix le plus lourd des conflits armés.
