Kinshasa, 21 avril 2026- Un enfant a perdu la vie après avoir été violemment percuté par un convoi du M23 à Goma, dans l’est de la RDC. Réagissant à ce drame survenu dans un contexte sécuritaire déjà fragile, le corps de la victime a été retrouvé à la morgue de l’hôpital général de Goma, suscitant émotion et indignation.
Selon des témoignages recueillis auprès de proches de la famille, l’enfant, identifié comme Jérémie Mutiya Mwisha, marchait aux côtés d’un accompagnant aux environs de 17 heures, dans le quartier Rwasama, lorsqu’un véhicule militaire du Mouvement du 23 mars est arrivé à vive allure. « Je lui tenais la main… j’ai entendu Jérémie crier une seule fois », confie une source ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité. L’enfant aurait été percuté de plein fouet et serait décédé sur le coup.
Le récit se poursuit avec des éléments troublants : après l’impact, les militaires auraient récupéré le corps sans fournir d’explication, avant de quitter les lieux. La famille, plongée dans l’angoisse, a entamé des recherches dans plusieurs morgues de la ville, sans succès immédiat. Ce n’est que le lendemain matin qu’elle a été informée de la présence du corps à la morgue de l’hôpital général.
Ce drame ravive le souvenir d’un autre accident survenu en février dernier sur la route de l’aéroport de Goma, à hauteur de l’ITIG, où un véhicule attribué aux rebelles avait percuté un tricycle, causant la mort de plusieurs civils et faisant de nombreux blessés.
Dans un climat marqué par la peur et l’insécurité, les familles des victimes se montrent souvent réticentes à dénoncer ces incidents ou à engager des poursuites, redoutant d’éventuelles représailles. Cette situation alimente un sentiment d’impunité et renforce la vulnérabilité des populations civiles dans les zones affectées par les conflits armés.
