Goma, 9 mai 2026-De violentes frappes de drone ont secoué l’agglomération de Mushaki, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, vendredi 8 mai, faisant plusieurs victimes parmi les combattants de l’AFC/M23, selon des témoignages recueillis sur place.
D’après un infirmier ayant participé à la prise en charge des blessés après les explosions, plus de vingt combattants du mouvement rebelle auraient été tués lors de la deuxième frappe. Le personnel soignant affirme avoir échangé avec au moins sept victimes admises dans une structure médicale locale après l’attaque.
Selon son récit, la seconde frappe aurait ciblé une maison d’habitation où se trouvaient plusieurs éléments de l’AFC/M23 ainsi que des officiers du mouvement.
« La première bombe n’a pas fait de morts civils. La deuxième a touché une maison chez Eric, où des membres du M23 et quelques officiers étaient en réunion. Il n’y avait que des militaires dans cette maison », a-t-il déclaré.
Toujours selon cette source médicale, plusieurs blessés ont été évacués vers Goma pour des soins spécialisés, tandis que d’autres combattants auraient succombé sur place.
Les frappes sont intervenues quelques heures après une réunion organisée par l’administrateur du territoire de Masisi avec des cadres locaux et des responsables militaires de l’AFC/M23, entre 11h00 et 13h30 à Mushaki, localité située à environ 50 kilomètres de Goma.
Après cette rencontre, les participants auraient été invités à un cocktail organisé à la résidence de Rica, présentée comme un site touristique de Masisi.
Vers 16h20, deux frappes de drone espacées d’environ trente minutes ont visé le site de la réunion ainsi qu’une ferme située à proximité du centre de Mushaki, non loin du marché local.
Jusqu’à présent, aucune partie n’a officiellement revendiqué ces frappes.
Des sources locales rapportent également qu’environ 35 civils ont été blessés par des éclats d’obus dans le marché et les zones voisines des cibles touchées.
Toutefois, aucun décès civil n’a été confirmé à ce stade par des sources indépendantes présentes sur place.
Dans un communiqué publié après les événements, l’AFC/M23 a évoqué un bilan de vingt morts.
Ce chiffre reste cependant difficile à vérifier de manière indépendante, certaines sources locales appelant à la prudence face aux différentes versions circulant autour du bilan humain de cette attaque.
Ces nouvelles violences interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les affrontements et attaques ciblées continuent d’alimenter l’instabilité dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.
