Bukavu, 11 mai 2026- La situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs zones du territoire d’Uvira, au Sud-Kivu.
Selon plusieurs sources locales relayées par le journaliste Daniel Michombero, des membres de la communauté banyamulenge qui avaient été contraints de suivre les rebelles du M23 ainsi que des militaires rwandais vers Kamanyola vivent aujourd’hui dans des conditions particulièrement précaires.
D’après ces témoignages, plusieurs familles avaient quitté la ville d’Uvira et d’autres villages environnants avec leurs bétails lors de l’avancée des rebelles.
Certaines auraient été poussées à suivre les combattants en direction de Kamanyola, dans la plaine de la Ruzizi.
Pendant ce temps, des habitants restés à Uvira continuent de vivre dans leurs quartiers sans avoir quitté la ville.
Les sources contactées indiquent cependant que les personnes déplacées vers Kamanyola font face à des difficultés liées notamment aux conditions de vie, à l’accès à la nourriture et à la stabilité sécuritaire.
D’autres Congolais originaires de plusieurs villages de la région auraient également été forcés d’abandonner leurs habitations pour rejoindre cette zone, où les conditions humanitaires demeurent préoccupantes.
Par ailleurs, plusieurs sources locales affirment que depuis vendredi, des mouvements de repli des rebelles du M23 vers Kamanyola ont été observés avec des armes lourdes.Congo
Ces mouvements alimentent davantage les inquiétudes des populations locales, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des affrontements et des déplacements de civils dans l’est de la République démocratique du Congo.
