Kinshasa, 12 mai 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une vaste campagne de sensibilisation en direction des combattants de la coalition AFC-M23-RDF ainsi que des éléments du groupe Twirwaneho encore actifs dans les hauts plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu.
Selon des sources sécuritaires, cette initiative intervient dans un contexte marqué par une intensification de la pression militaire exercée par les FARDC sur plusieurs fronts, réduisant progressivement les capacités de mouvement et de repli des groupes armés présents dans certaines zones de Minembwe.
Pour atteindre les combattants retranchés dans ces localités difficiles d’accès, l’armée congolaise utilise un drone non militaire équipé d’un haut-parleur afin de diffuser des messages appelant au dépôt volontaire des armes.
Des tracts exhortant les rebelles à privilégier la paix sont également largués dans plusieurs secteurs concernés.
« Bonjour amis ! Nous sommes les Forces armées de la RDC. Nous vous conseillons, pour la paix, de déposer les armes et de vous rendre à Kakekenge, Kalingi ou Mikenge.
Cela vous aidera, car nous vous aimons beaucoup. Celui qui refusera de répondre à cet appel le fera à ses risques et périls. Merci de votre compréhension », peut-on entendre dans les messages diffusés au-dessus de Minembwe.
L’armée affirme que cette démarche vise aussi à prévenir d’éventuelles représailles contre les populations civiles, alors que les groupes armés subissent une pression croissante sur le terrain.
Les FARDC cherchent ainsi à encourager des redditions volontaires afin d’éviter que des combattants acculés ne s’en prennent aux habitants des localités encore sous tension.
D’après plusieurs informations recueillies sur place, certains éléments auraient déjà répondu favorablement à cet appel, même si d’autres hésitent encore à déposer les armes.
Des sources locales indiquent notamment que cinq combattants du M23, dont un membre de la communauté tutsi, se seraient déjà rendus aux FARDC à la suite de ces opérations de sensibilisation.
Pour plusieurs observateurs, cette stratégie traduit la volonté des autorités congolaises de privilégier une sortie pacifique pour les combattants désireux d’abandonner la lutte armée, tout en poursuivant les opérations militaires destinées à restaurer l’autorité de l’État dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
