Bukavu, 12 mai 2026- Le groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux, s’est retiré de plusieurs positions clés dans l’est de la province du Sud-Kivu au cours du week-end, marquant un tournant significatif dans l’évolution du conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite lundi par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui affirment avoir constaté un retrait des combattants rebelles de certaines zones stratégiques occupées depuis plusieurs mois. Un responsable du mouvement rebelle a également confirmé ces mouvements de repli, sans toutefois préciser les motivations exactes derrière cette décision.
Selon des sources sécuritaires locales, ce retrait concerne notamment des positions situées dans les hauts plateaux et certaines localités considérées comme des points de contrôle importants pour les axes militaires et logistiques dans le Sud-Kivu oriental.
Il s’agit du premier changement significatif sur le terrain depuis plusieurs mois, alors que les lignes de front semblaient jusque-là figées malgré les offensives répétées de l’armée congolaise et les pressions diplomatiques régionales et internationales.
Du côté des FARDC, cette évolution est présentée comme le résultat des opérations militaires menées ces dernières semaines avec l’appui des forces alliées et des groupes d’autodéfense locaux engagés contre la rébellion.
Des observateurs estiment cependant que ce retrait pourrait aussi s’inscrire dans une stratégie de repositionnement tactique du mouvement rebelle afin de renforcer d’autres zones sous son contrôle ou de limiter ses pertes face à l’intensification des combats.
La situation reste toutefois tendue dans plusieurs territoires du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, où des milliers de civils continuent de vivre sous la menace des affrontements armés, des déplacements forcés et de l’insécurité persistante.
Les autorités congolaises appellent la population à rester vigilante, tandis que les acteurs régionaux poursuivent les efforts diplomatiques pour tenter de relancer un processus de désescalade dans l’est du pays.
