Goma, 20 mai 2026 – Trois militaires des FARDC capturés lors de la chute de Goma auraient été exécutés sommairement par les rebelles du M23 dans la localité de Kiseguro, en territoire de Rutshuru, selon plusieurs sources locales.
Dans un contexte sécuritaire toujours marqué par les affrontements et les accusations de violations graves des droits humains dans l’Est de la RDC, cet incident ravive les inquiétudes autour du traitement réservé aux prisonniers de guerre dans les zones sous contrôle rebelle.
D’après des témoignages recueillis dans le groupement de Binza, les faits se seraient produits le vendredi 15 mai 2026. Les victimes sont identifiées comme étant le lieutenant-colonel Asedri Anguy Jhon, le sous-lieutenant Akwa ainsi que le sergent Ilunga.
Selon les mêmes sources, les trois militaires auraient refusé de rejoindre les rangs du M23 et de soutenir la rébellion. Ils auraient également été accusés d’avoir facilité l’évasion de certains de leurs compagnons d’armes détenus après la chute de Goma en janvier 2025.
Des habitants de la région affirment que leur exécution aurait été ordonnée par un commandant du M23 identifié comme le colonel Eustache Ndazibonde, présenté comme responsable de l’axe Binza–Kiseguro–Nyamilima.
Plusieurs acteurs locaux dénoncent une violation grave du droit international humanitaire ainsi que des conventions internationales relatives à la protection des prisonniers de guerre.
Les mêmes sources accusent également certains responsables rebelles opérant dans la zone d’être impliqués dans d’autres cas présumés de violations des droits humains contre des civils.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des FARDC ni du M23 n’avait encore été rendue publique concernant ces accusations.
