Kinshasa, 10 mai 2026-Plus de 250 véhicules sont bloqués sur l’axe routier Lubumbashi-Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, en raison d’une paralysie quasi totale du trafic observée depuis plusieurs jours.
Cette situation affecte gravement l’un des principaux corridors économiques reliant la République démocratique du Congo à la Zambie, provoquant de longues files de camions immobilisés et un ralentissement généralisé des activités de transport.
À l’origine de ce blocage, un dispositif de contrôle mis en place par les autorités provinciales sous la direction du gouverneur ad intérim Martin Kazembe, faisant fonction de gouverneur empêché, impose le passage obligatoire de chaque camion par un scanner, conditionné par le paiement d’une taxe fixée à 100 dollars américains.
Cette mesure, fortement contestée par les transporteurs, est perçue comme une nouvelle contrainte aggravant les tracasseries déjà dénoncées sur cet axe stratégique.
Plusieurs acteurs du secteur du transport dénoncent également la gestion de cette situation par les autorités provinciales, estimant que la mise en œuvre du dispositif manque de concertation et d’organisation sur le terrain. Ils pointent du doigt une administration jugée peu flexible face aux réalités du trafic routier et aux impératifs du commerce transfrontalier, ce qui, selon eux, contribue à aggraver les embouteillages et les pertes économiques enregistrées chaque jour.
Les conséquences économiques sont importantes. Les transporteurs enregistrent d’énormes pertes financières liées aux retards de livraison, à l’immobilisation prolongée des véhicules et aux pénalités contractuelles.
La situation affecte également les chaînes d’approvisionnement entre Kasumbalesa, Lubumbashi et d’autres localités de la région.
Les produits périssables sont particulièrement menacés.
Des marchandises comme les tomates, le chinchard communément appelé “Thomson” et d’autres denrées alimentaires risquent de se détériorer en raison du temps d’attente prolongé, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes pour les commerçants et une hausse des prix sur les marchés locaux.
Face à cette situation, plusieurs acteurs économiques appellent à une réévaluation urgente des mesures en place afin de rétablir la fluidité du trafic sur cet axe vital pour l’économie nationale.
