Kinshasa, 28 mai 2026 – Réagissant aux débats en cours sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo, l’honorable Bavon Banza, notable de Kipushi et figure influente du Haut-Katanga, a affiché publiquement son soutien au projet de changement de la Constitution porté par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, cet acteur politique estime qu’une réforme constitutionnelle peut constituer un levier important pour le développement et la stabilité du pays.
Selon lui, plusieurs nations à travers le monde ont évolué grâce à des réformes institutionnelles adaptées aux réalités du moment. « Une Constitution n’est pas un texte figé pour l’éternité. Lorsqu’un pays fait face à de nouveaux défis politiques, sécuritaires ou économiques, il est normal d’envisager certaines réformes pour répondre aux attentes de la population », a-t-il déclaré.
L’honorable Bavon Banza soutient également les discussions ouvertes autour d’un éventuel troisième mandat du chef de l’État. À ses yeux, la priorité actuelle reste la défense de la souveraineté nationale face à l’agression dont la RDC se dit victime dans sa partie Est. Il appuye les propos de Christophe Lutundula qui avait déclaré :
« Tant que Paul Kagame continuera à déstabiliser notre pays à travers les groupes armés, le Président Félix Tshisekedi ne doit pas abandonner le combat. Il est aujourd’hui le seul dirigeant congolais qui a eu le courage de dénoncer ouvertement Kagame devant la communauté internationale », affirme-t-il.
Dans son argumentaire, le notable de Kipushi souligne que le Président Tshisekedi avait multiplié les interventions diplomatiques pour dénoncer le soutien présumé du Rwanda au mouvement AFC/M23 dans l’Est de la RDC. Bavon Banza estime qu’il est le premier chef de l’État à le faire.
Ces derniers mois, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle s’est intensifié au sein de la classe politique congolaise, certains proches du pouvoir estimant que la Constitution actuelle devrait être adaptée aux nouvelles réalités du pays.
Le chef de l’État avait récemment déclaré qu’il n’excluait pas un troisième mandat « si le peuple le veut », tout en précisant qu’une telle démarche devrait passer par un référendum populaire et une révision de la Constitution.
Cependant, cette question continue de diviser la scène politique congolaise. L’opposition et plusieurs mouvements citoyens dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel établi par la Constitution de 2006, qui limite actuellement le nombre de mandats présidentiels à deux.
Malgré ces divergences, Bavon Banza appelle la population de Kipushi ainsi que celle du Haut-Katanga à soutenir l’initiative du changement de la Constitution, estimant qu’elle pourrait permettre au pays de renforcer ses institutions et de faire face aux défis sécuritaires actuels.
Connu pour ses œuvres sociales et son influence dans le territoire de Kipushi, il invite les Congolais à privilégier l’unité nationale et à accompagner les efforts du chef de l’État dans la recherche de la paix et de la stabilité.
