Kinshasa, 1e juin 2026-Le président national du Forum national de la jeunesse (FNJ), Patrick Katengo Mafo, a réagi à l’appel à la journée « ville morte » lancé par l’opposant Jean-Marc Kabund et la plateforme C64 pour le mercredi 3 juin 2026 à Kinshasa.
Dans sa prise de position, le leader des jeunes s’est opposé à cette initiative qu’il considère comme contraire aux intérêts de la jeunesse et des populations qui dépendent de leurs activités quotidiennes pour leur survie. Il a appelé les jeunes Kinois ainsi que ceux des autres provinces à vaquer librement à leurs occupations et à ne pas céder aux mots d’ordre susceptibles de perturber la vie socio-économique du pays.
Selon Patrick Katengo Mafo, la jeunesse congolaise doit privilégier le travail, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne plutôt que les actions de blocage qui, selon lui, risquent d’aggraver les difficultés auxquelles font déjà face de nombreuses familles.
Cette sortie s’inscrit dans la continuité des précédentes prises de position du président du Forum national de la jeunesse. Ces derniers mois, Patrick Katengo avait déjà appelé les jeunes à ne pas suivre certains mots d’ordre de l’opposition relatifs au boycott du processus référendaire, estimant que les questions liées à l’avenir institutionnel du pays devaient être tranchées par les voies démocratiques et dans le respect des mécanismes prévus par la loi.
Connu pour ses appels récurrents à la paix, à la tolérance et à la cohésion nationale, Patrick Katengo Mafo avait également exhorté la jeunesse congolaise à éviter toute manipulation politique et à contribuer à la stabilité du pays.
Alors que le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue d’alimenter la scène politique congolaise, la divergence de positions entre l’opposition et certaines organisations de jeunesse illustre les tensions qui entourent cette question. D’un côté, Jean-Marc Kabund appelle à une mobilisation populaire contre ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel » ; de l’autre, Patrick Katengo Mafo encourage les jeunes à poursuivre normalement leurs activités et à privilégier les voies légales d’expression démocratique.
