Beni, 03 juin 2026.- La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, où une nouvelle vague d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à au moins 16 civils dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin.
Les attaques ont été signalées dans les localités de Kitoho et Mbau, selon des sources de la société civile locale.
Parmi les victimes figurent un pasteur, son épouse, leur fille ainsi qu’un enseignant. Ces assassinats témoignent une fois de plus de la brutalité des violences perpétrées contre les populations civiles dans cette région en proie à l’insécurité depuis plusieurs années.
Ce nouveau drame survient quelques jours seulement après une autre attaque meurtrière enregistrée dimanche dans la ville de Beni, où six membres de la communauté pygmée avaient été tués dans des circonstances également attribuées aux combattants ADF.
En l’espace de trois jours, le bilan cumulé atteint désormais au moins 22 civils tués. Cette recrudescence des violences ravive les inquiétudes des habitants et des acteurs de la société civile, qui dénoncent la persistance de l’insécurité malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Face à cette situation, plusieurs organisations locales appellent les autorités congolaises ainsi que les forces engagées dans les opérations conjointes à renforcer les dispositifs de protection des populations civiles, régulièrement ciblées dans les villages, sur les axes routiers et dans les zones habitées.
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation terroriste État islamique selon plusieurs rapports internationaux, sont responsables de milliers de morts dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis plus d’une décennie.
