Kinshasa, 4 juin 2026- La Haute Cour militaire a officiellement ouvert, ce jeudi à Kinshasa, le procès impliquant plusieurs hauts responsables militaires et civils accusés d’atteinte à la sûreté de l’État et de complot contre les institutions de la République.
Dès l’entame des audiences, la juridiction militaire a décidé de poursuivre par défaut le général John Numbi Banza Ntambo et le civil Pascal Nyembo Muyumba, tous deux absents à l’ouverture du procès.
Selon la Cour, les deux prévenus n’ont pas répondu à la convocation de la justice militaire et n’ont pu être localisés par les services compétents afin d’être conduits devant leurs juges.
Cette situation a conduit la Haute Cour militaire à engager les poursuites en leur absence, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Au cœur de cette affaire figure également le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Le ministère public lui reproche notamment la détention illégale d’un important arsenal de guerre découvert dans sa résidence de la commune de la Gombe.
D’après l’acte d’accusation présenté devant la Cour, les autorités auraient saisi, le 9 juillet 2025, 92 fusils d’assaut de type Kalachnikov, 12 lance-roquettes RPG-7 ainsi que plusieurs milliers de munitions. Des faits que le parquet militaire considère comme particulièrement graves au regard de la sécurité nationale.
Au-delà de cette détention présumée d’armes, Christian Tshiwewe et plusieurs de ses co-prévenus sont également poursuivis pour avoir, entre 2020 et juillet 2025, participé à un complot armé visant à renverser l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
L’ouverture de ce procès marque une étape importante dans le traitement judiciaire de cette affaire qui implique d’anciens hauts responsables de l’appareil sécuritaire du pays.
Les audiences devraient permettre à la Cour d’examiner les éléments de preuve présentés par l’accusation ainsi que les moyens de défense des prévenus présents.
Les prochaines audiences sont particulièrement attendues, tant par l’opinion publique que par les acteurs politiques, au regard de la sensibilité des accusations portées et du profil des personnalités concernées.
