Kinshasa, 12 janvier 2024.- La Mission conjointe d’observation électorale, Cenco-Ecc, a exprimé de sérieuses préoccupations quant à l’opacité entourant l’attribution des sièges parlementaires en République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration faite le 11 janvier 2024, elle a mis en lumière l’absence de clarté dans le processus de calcul du seuil de représentativité, un processus contrôlé exclusivement par la Centrale électorale. Cette situation a soulevé des inquiétudes sur la légitimité du processus électoral.
La Moe Cenco-Ecc appelle à une divulgation complète des résultats de l’élection du 20 décembre, insistant sur la nécessité pour la Céni de publier la liste des candidats réussis ainsi que celle des regroupements politiques ayant franchi le seuil de représentativité. L’organisation souligne l’importance de la transparence pour la confiance des électeurs dans le système électoral et la légitimité des élus.
Pour remédier à la situation, la Moe Cenco-Ecc recommande la mise en place d’un mécanisme d’auto-évaluation par les partis et regroupements politiques, concernant l’atteinte du seuil de représentativité. Elle insiste pour que la Céni publie des scores détaillés par circonscription, ce qui permettrait un contrôle minutieux du processus et la vérification des résultats par les parties prenantes.
Enfin, la Moe Cenco-Ecc appelle les candidats et les entités politiques à respecter l’indépendance de la Céni, afin d’assurer que seuls les candidats véritablement élus soient proclamés vainqueurs. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large pour préserver l’intégrité des résultats et maintenir une équité entre tous les partis et regroupements politiques.
Avec les citoyens congolais dans l’attente de connaître leurs représentants, la pression s’accentue sur la Céni pour qu’elle agisse avec la plus grande intégrité.
Robyzon Banza
