Kinshasa, 15 novembre 2024- La scène politique congolaise a été marquée par une interview exclusive accordée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, où un lapsus concernant une disposition constitutionnelle a fait couler beaucoup d’encre.
Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a réagi fermement pour défendre la cheffe de l’exécutif face aux critiques qui visent à ébranler sa crédibilité et son expertise. Selon Kabuya, ce débat est avant tout une tentative de déstabilisation politique visant à miner la confiance en la PM Judith Suminwa.
Sans s’engager dans une polémique stérile, l’élu de Mont-Amba a tenu à rappeler que l’erreur de Judith Tuluka était purement fortuite. “Elle a bel et bien mentionné le contenu de l’article 218, mais a par erreur cité l’article 89”, précise-t-il. Pour lui, il est absurde de remettre en cause les compétences d’une figure politique qui a cumulé des décennies d’expérience, notamment en tant qu’ancienne ministre d’État chargée du Plan.
“Elle a été ministre d’État chargée du Plan. Elle a occupé beaucoup de postes de responsabilité. Elle est aujourd’hui Première ministre de la RDC”, indique-t-il, avant de s’interroger : “Et on veut se permettre de tout remettre en cause, parce qu’elle s’est trompée sur une disposition de la Constitution ? Qui a dit que tout le monde peut se tromper, sauf la Première ministre ?”
Le leader de l’UDPS a également partagé sa propre expérience de lapsus, soulignant que l’erreur est humaine, même pour les personnalités publiques. “Moi-même devant nos militants mardi, j’ai parlé de 2011 comme année de référendum, alors que c’est 2005. Ceux qui s’accrochent à ces débats de caniveau montrent à quel niveau ils sont trop bas. Moi, je n’en fais pas un problème. Je connais les capacités de la Première ministre”, martèle Kabuya, accusant ainsi les détracteurs de se nourrir de querelles futiles.
Cette controverse s’inscrit dans un climat où la question de la révision constitutionnelle divise profondément la classe politique congolaise. Tandis que l’opposition y voit une manœuvre visant à prolonger le pouvoir en place, la majorité, à travers des figures comme Augustin Kabuya, rejette ces accusations, affirmant que la discussion doit rester ancrée dans des perspectives de développement et de gouvernance sérieuse.
