Kinshasa, 16 juillet 2025- Lors d’une matinée politique organisée ce mardi 15 juillet, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a lancé de graves accusations contre le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon lui, le général Tshiwewe serait impliqué dans un complot visant à attenter à la vie du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Il réfléchissait à un plan pour éliminer le Président, et il ne l’a pas nié », a déclaré Augustin Kabuya devant un auditoire composé de militants et cadres du parti présidentiel.
Abordant les réactions suscitées par cette arrestation, Kabuya a mis en garde contre les tentatives d’instrumentalisation communautaire du dossier.
« Quand le président l’élevait en grade, le faisait-il au nom de sa communauté ? », a-t-il interrogé, dénonçant les discours identitaires et régionalistes qui tendent à émerger autour de cette affaire.
Le général Christian Tshiwewe, réputé proche de l’ancien président Joseph Kabila, est actuellement détenu par les services de sécurité. Il est soupçonné d’avoir participé à un plan de coup d’État, ce qui a conduit à son arrestation ainsi qu’à celle de plusieurs membres de son entourage.
Pour Augustin Kabuya, il ne s’agit pas d’un conflit entre Katangais et Kasaïens mais d’un problème de sécurité nationale. Il a invité les Congolais à ne pas céder à la tentation de la division communautaire, tout en reconnaissant l’existence d’un climat de méfiance persistant entre différentes composantes du pays.
« Ne tombons pas dans le piège de ceux qui veulent semer la division », a-t-il conclu.
