Kinshasa, 24 juillet 2025- La tempête politique provoquée par les récentes ordonnances présidentielles ne cesse d’enfler, cette fois jusque dans les rangs de la majorité au pouvoir. Plusieurs cadres influents de l’Union sacrée expriment leur désaccord, pointant du doigt une gestion jugée trop centralisée et teintée de favoritisme. Certains n’hésitent plus à reprocher au président Félix Tshisekedi un écart entre ses discours sur la bonne gouvernance et les actes posés.
Le nom d’Aminata Namasia revient avec insistance dans les critiques. Âgée de 32 ans et originaire de Dingila (Bas-Uélé), elle a été vice-ministre de l’Éducation et secrétaire du bureau d’âge de l’Assemblée nationale sous Christophe Mboso. Aujourd’hui, elle fait l’objet d’un débat nourri au sein même de la majorité.
Elle cumule ou a cumulé plusieurs fonctions clés, notamment députée nationale, députée provinciale, sénatrice, et désormais membre du Conseil d’administration du Fonds national d’entretien routier (FONAT), une nomination entérinée par ordonnance présidentielle le 23 juillet. Ce cumul de mandats suscite une contestation croissante, perçue comme un déséquilibre dans la répartition des responsabilités publiques.
Dans un contexte où le président Tshisekedi cherche à consolider son pouvoir pour son second mandat, cette concentration de postes entre les mains de quelques figures fragilise la cohésion de la majorité. Certains alliés redoutent qu’un tel climat ne compromette l’élan de mobilisation nécessaire face aux défis politiques, économiques et sécuritaires à venir.
