Kinshasa, 26 juillet 2025- La Nouvelle dynamique de la société civile du Sud-Kivu a exprimé, par l’intermédiaire de son porte-parole Maître Wilfried Habamungu, sa vive indignation après l’attaque perpétrée dans la nuit du vendredi au samedi contre le camp des professeurs de l’Institut Bwindi. Cet établissement d’enseignement protestant de la 5ᵉ CELPA, implanté dans le quartier Mulambula, avenue Itudu, commune de Bagira à Bukavu, a été la cible d’hommes armés non identifiés vers 2 heures du matin.
« Cet incident tragique souligne une fois de plus l’insécurité persistante qui menace non seulement les établissements éducatifs, mais également la vie de nos concitoyens et le bon fonctionnement des services essentiels tels que les écoles dans la ville de Bukavu », a dénoncé la société civile, soulignant la gravité de la situation. L’attaque suscite une vague d’inquiétude parmi les familles et les enseignants dans cette commune déjà touchée par des tensions récurrentes.
Lors de cette attaque, une somme importante d’argent , des téléphones portables et des ordinateurs ainsi que le coffre fort contenant argent de l’école et de l’église ont été emportés.
Face à cette menace qui pèse désormais sur les structures éducatives, les acteurs de la société civile montent au créneau. « Nous dénonçons fermement cette violence inacceptable qui met en péril l’avenir de notre jeunesse et la paix dans notre communauté », a poursuivi Maître Habamungu, appelant à une réaction rapide des autorités.
L’organisation insiste sur le caractère prioritaire que doit revêtir la sécurité dans cette zone, surtout à l’approche des examens d’État pour les élèves finalistes. « La sécurité doit être une priorité absolue. Nous appelons les autorités à prendre des mesures immédiates pour garantir la protection des écoles, des enseignants, des élèves, ainsi que des infrastructures sanitaires surtout en cette période », a-t-il ajouté.
La société civile met également en avant l’importance de la mobilisation citoyenne dans la lutte contre cette recrudescence de violences. Elle exhorte la population à renforcer sa vigilance. « Nous exhortons également la population à rester vigilante et à collaborer avec les forces de sécurité afin de prévenir de tels actes de violence à l’avenir », conclut le porte-parole.
Cette attaque vient une fois de plus rappeler les défis sécuritaires auxquels fait face le système éducatif dans l’Est de la République démocratique du Congo, appelant à des réponses urgentes et concertées des autorités locales et nationales.
