Kinshasa, 12 août 2025- Lundi, quarante-sept détenus se sont échappés de la prison centrale d’Idiofa, dans la province du Kwilu. Selon la société civile locale, ces prisonniers étaient entassés dans une cellule exiguë, créant un étouffement insupportable. Ils ont réussi à s’évader en perçant un mur, prenant de court les agents chargés de la surveillance. Le policier de garde demeure introuvable, rapporte Arsène Kasiama, coordonnateur de la nouvelle société civile d’Idiofa.
Pour ce dernier, l’état de délabrement avancé de la prison a joué un rôle déterminant dans cette évasion. Construite en 1937, l’infrastructure vieille de 88 ans ne répond plus aux normes minimales de détention. Les conditions y sont jugées indignes, avec des installations fragilisées par le temps.
« C’était construit en 1937 et en briques adobe, ce n’est même pas une prison. De toutes les autorités nationales et provinciales qui passent à Idiofa, personne n’a eu le temps d’aller visiter la prison centrale. La construction d’une nouvelle prison est une urgence pour Idiofa pour qu’il n’y ait pas d’évasion à tout moment », a déclaré Arsène Kasiama.
La vétusté des bâtiments, associée au manque d’attention des autorités, expose ainsi la prison à de fréquentes tentatives d’évasion. Cette situation inquiète la population locale, qui craint pour sa sécurité en l’absence d’infrastructures adaptées pour retenir les détenus.
Avant cette évasion spectaculaire, la prison centrale d’Idiofa comptait 104 détenus, dont la majorité était composée de prévenus n’ayant pas encore été jugés. Ce nouvel incident relance le débat sur la nécessité urgente de réhabiliter ou reconstruire cette structure carcérale.
