Kinshasa, 04 septembre 2025- La destitution de Déborah Djema, élue miss Univers République démocratique du Congo 2025, continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué publié jeudi 4 septembre et consulté par Les Volcans News, la jeune femme dénonce un contrat qu’elle qualifie d’« abusif » et qui aurait motivé sa mise à l’écart.
Âgée de 26 ans, la lauréate affirme avoir été déchue de son titre pour avoir refusé de signer un document jugé incompatible avec ses valeurs personnelles et sa dignité. Selon elle, cette décision constitue une injustice flagrante.
« Il est donc profondément regrettable que ce statut me soit retiré sans préavis, simplement parce que j’ai exercé mon droit légitime à négocier les termes d’un contrat », a déclaré Déborah Djema.
Elle rappelle par ailleurs que son couronnement est le fruit d’un vote populaire, validé par une procédure officielle. « Je tiens à rappeler que ce titre m’a été attribué par le vote du public et entériné par une procédure officielle. En conséquence, nul ne peut me retirer cette qualité, si ce n’est une décision de justice ou, à la limite, le peuple souverain qui m’a élue », insiste-t-elle.
La finaliste congolaise précise que le contrat proposé ne respectait pas « les principes fondamentaux du respect de la personne humaine ». Elle menace même d’en révéler le contenu pour « éclairer l’opinion publique nationale et internationale ». « Mon avocat, Maître Mpinda Richard, assurera une couverture médiatique afin d’éclairer l’opinion publique (…) sur le contenu de ce document, que je qualifie de contrat de surexploitation », ajoute-t-elle.
Du côté du comité organisateur, la version est différente : les responsables évoquent un contrat « obligatoire » qui s’impose à toutes les gagnantes et confirment la destitution de Déborah Djema pour son refus de s’y soumettre. Dans son entourage, une source proche soutient au contraire que « Déborah a des valeurs, et plusieurs clauses ne rencontrent pas certaines d’entre elles. Ses avocats lui ont dit de ne pas signer un tel contrat ».
Privée désormais du droit d’utiliser l’image liée au concours, l’ancienne Miss pourrait envisager un recours judiciaire ou une demande de réparation pour les dépenses effectuées durant sa campagne. Diplômée en langues étrangères appliquées de La Sorbonne Nouvelle et titulaire d’un Master en Digital Business à l’EBS Paris, Déborah Djema entend poursuivre son engagement pour la dignité des femmes et semble déterminée à ne pas céder dans ce bras de fer.
