Kinshasa, 05 septembre 2025- Les dirigeants sportifs congolais regroupés au sein de l’Association des dirigeants de football du Congo (ADFCO) ont, au cours d’une réunion tenue le jeudi 4 septembre au stade Tata Raphaël à Kinshasa, décidé d’adresser un mémorandum à la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Leur principale revendication est la tenue rapide des élections à tous les niveaux du football national.
Dans ce mémorandum, transmis officiellement à la FECOFA, les participants ont exprimé leur lassitude face à l’impasse institutionnelle qui bloque le fonctionnement normal du football congolais depuis de longs mois.
« Les participants exigent l’organisation immédiate des élections au sein des Ligues nationales et à la FECOFA, avant le démarrage des championnats », précise le document signé collectivement.
La note adressée à l’instance dirigeante du football congolais interpelle également la Confédération africaine de football (CAF), l’appelant à permettre aux clubs de la RDC de prendre part aux compétitions interclubs de la saison 2025-2026, malgré la crise actuelle.
Lambert Osango, président de l’ADFCO, a présenté ce mémorandum comme un accord rare entre acteurs du football congolais. « Au regard des avis des uns et des autres, le procès-verbal commun, signé par tous, opposable à tous, a valeur de sous-bassement pour les démarches futures à entreprendre, pour décanter la situation confuse du football en République Démocratique du Congo », a-t-il affirmé.
Il a en outre critiqué sévèrement la FECOFA, accusée de contribuer au blocage actuel. « Ce climat malsain, nullement du chef des acteurs du football national, hormis ceux de la FECOFA, est un déshonneur pour le pays. Aussi, pour ne pas être complices tacites de la descente aux enfers du football national, avons-nous décidé de lancer ce cri de détresse pour sauver les meubles », a-t-il ajouté.
Enfin, les membres de l’ADFCO ont tenu à rendre responsables l’ancien Comité de normalisation (CONOR), dirigé par Dieudonné Sambi et désigné par la FIFA et la CAF. « Si par deux fois, le CONOR de Dieudonné Sambi n’a pu faire aboutir le processus électoral, la faute incombe aux personnes mandatées par la FIFA et la CAF. Ils sont tenus responsables de la situation tragique actuelle que traverse le football congolais », ont-ils conclu, rappelant que cette crise a déjà privé la RDC de représentants aux compétitions interclubs de la CAF pour la saison 2025-2026.
