Kinshasa, 10 septembre 2025- Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a condamné avec la plus grande fermeté les attaques meurtrières perpétrées dans la nuit du lundi 8 septembre 2025 par les Forces Démocratiques Alliées (ADF), affiliées à l’État Islamique, dans les territoires de Lubero et de Beni, en province du Nord-Kivu.
Selon les rapports des autorités provinciales, près de 100 civils ont été tués au cours de ces attaques d’une rare violence. Dans le territoire de Lubero, la localité de Ntoyo, située à environ 5 kilomètres de Mangurujipa, a été la plus durement touchée. L’attaque y a coûté la vie à 71 personnes, blessé 6 autres et provoqué plusieurs disparitions. Les assaillants ont également incendié de nombreuses habitations et véhicules, semant la terreur et la désolation au sein de la population.
Dans le territoire de Beni, plus précisément dans les villages de Fotodu (localité de Bakila-Bakaiko) et d’Avey (localité de Buloloma), secteur de Beni-Mbau, une autre attaque a fait 18 morts, selon les mêmes sources.
Dans son communiqué officiel, le gouvernement a exprimé ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et sa compassion aux blessés, tout en réaffirmant son soutien au gouvernement provincial du Nord-Kivu pour la prise en charge des conséquences humanitaires de ces drames.
« Le Gouvernement de la République demeure résolument engagé à poursuivre les opérations militaires et la traque des terroristes, qui ont déjà permis la neutralisation de plusieurs d’entre eux, la destruction de plusieurs de leurs bases et la libération d’otages civils », peut-on lire dans le document officiel.
Le gouvernement congolais a également réaffirmé sa détermination inébranlable à renforcer ses moyens pour protéger les populations civiles, restaurer la sécurité et mettre fin aux activités terroristes des ADF. Kinshasa compte aussi travailler aux côtés des partenaires régionaux et internationaux pour éradiquer définitivement cette menace qui pèse sur l’Est du pays depuis plusieurs années.
Ces attaques surviennent alors que le Nord-Kivu et l’Ituri sont toujours placés sous état de siège, une mesure exceptionnelle censée ramener la paix et la stabilité dans ces provinces en proie aux violences armées. Cependant, les tueries récurrentes suscitent des interrogations au sein de l’opinion publique sur l’efficacité de cette stratégie sécuritaire.
