Kinshasa, 17 septembre 2025- Les combattants Wazalendo, officiellement engagés aux côtés des FARDC dans la lutte contre les rebelles du M23-AFC soutenus par le Rwanda, ont fait parvenir un mémorandum au président Félix Tshisekedi. Tout en réitérant leur fidélité à l’autorité de Kinshasa, ils conditionnent toutefois cet engagement par une série de demandes d’ordre politique, sécuritaire et institutionnel.
Le document, remis à une délégation gouvernementale dépêchée à Uvira dans la province du Sud-Kivu, insiste notamment sur l’interdiction des déplacements de populations issues des zones contrôlées par le M23-AFC. Les Wazalendo exigent également que les responsables affectés à Uvira résident effectivement dans la ville au lieu de s’installer à Bujumbura, capitale du Burundi voisin.
D’après RFI, les revendications dépassent la simple dimension sécuritaire. Ces résistants patriotes souhaitent déployer leurs troupes aux principales portes d’entrée du Sud-Kivu pour « protéger » la province. Ils réclament aussi une participation directe aux pourparlers de paix, y compris ceux en cours à Doha.
Leur mémorandum évoque en outre une volonté d’intégrer leurs cadres politiques au sein des gouvernements national et provincial, ainsi que dans plusieurs institutions et services publics. Pour assurer le suivi de ces engagements, ils suggèrent la nomination d’un conseiller spécial exclusivement dédié aux affaires des Wazalendo.
Une source proche de la Présidence, citée par RFI, a souligné que ces revendications devraient être examinées dans le cadre de la Réserve armée de la défense (RAD), un mécanisme paramilitaire mis en place en 2023 pour encadrer les Wazalendo. Toutefois, cette structure n’est pas encore fonctionnelle à Uvira, ce qui complique leur prise en compte immédiate.
