Kinshasa, 24 septembre 2025- La démission soudaine de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale continue de susciter de vives réactions et alimente les débats sur la scène politique congolaise.
Interrogé ce mercredi par la rédaction d’Enquete.cd, Evariste Bwema, cadre du parti Leadership de la gouvernance et du développement (LGD), dirigé par l’opposant Matata Ponyo, estime que cette démission n’est rien d’autre qu’une manœuvre visant à écarter un allié devenu trop gênant pour le président Félix Tshisekedi.
« La démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale n’est rien d’autre que la neutralisation d’un allié devenu trop encombrant pour Félix Tshisekedi. À ceux qui s’illusionnent encore en voyant dans ce théâtre un scénario de repositionnement en vue de faire de Kamerhe le dauphin de 2028, détrompez-vous : ce rôle ne lui reviendra pas. Ni Kamerhe (Sud-Kivu), ni Bemba (Équateur), ni Kabund (Kasaï occidental) n’hériteront de ce privilège », a-t-il déclaré.
Selon lui, le système mis en place par Tshisekedi repose sur un calcul tribal rigide. Il affirme que si un dauphin devait être désigné, il serait nécessairement issu de la communauté Luba du Kasaï oriental.
« Après les méfaits de son règne, Tshisekedi ne prendra jamais le risque de céder le flambeau à une autre communauté. Voilà pourquoi le message de l’abbé Blaise Kanda doit résonner en chacun de nous : ouvrez les yeux et cessez de nourrir des illusions », a-t-il ajouté avec fermeté.
Vital Kamerhe, accusé par ses pairs d’incompétence et de mauvaise gestion, a quitté ses fonctions alors qu’une motion de défiance était en préparation contre lui.
Face à cette situation, Félix Tshisekedi s’est dégagé de toute responsabilité, affirmant que chaque institution est libre de choisir son dirigeant. Il a rappelé qu’il n’intervient pas dans ces décisions, conformément au principe de séparation des pouvoirs.
