Kinshasa, 13 octobre 2025- Il s’observe ces derniers jours une baisse du taux de change sur le marché congolais. Un dollar américain se change désormais à environ 2.350 contre 2.850 Francs congolais , il y a quelques semaines. Cette évolution suscite de nombreuses réactions au sein de la classe économique du pays.
À la suite de cette baisse du taux de change observée sur le marché congolais, l’économiste et entrepreneur Polyvon Musasa estime qu’il s’agit d’une véritable opportunité pour redonner de l’air à l’économie nationale. Selon lui, si cette tendance est bien gérée par les autorités, elle peut ramener la stabilité des prix, améliorer le pouvoir d’achat des Congolais et renforcer la confiance envers la monnaie nationale, le franc congolais.
Ce jeune leader connu pour son engagement envers la jeunesse et son travail d’encadrement en entrepreneuriat, souligne que cette baisse du taux de change ne doit pas être perçue comme un simple hasard, mais comme un signal encourageant que le pays doit exploiter pour relancer sa production et stimuler sa croissance.
« Si cette opportunité est bien gérée, elle peut être un véritable tournant pour notre économie. Le Congo doit profiter de ce contexte pour stabiliser les prix, encourager la production locale et redonner confiance à nos investisseurs », a-t-il déclaré.
Pour maintenir cette stabilité, Polyvon Musasa propose plusieurs mesures concrètes. Il appelle d’abord l’État à soutenir la production locale, agricole et industrielle afin de réduire la dépendance aux importations et la demande en devises étrangères. Il recommande aussi de renforcer les réserves de la Banque Centrale du Congo ainsi que les stratégies de dédollarisation pour stabiliser durablement l’offre en dollars.
Il insiste également sur la nécessité de lutter contre la spéculation sur le taux de change à travers une surveillance rigoureuse des cambistes et des bureaux de change. Enfin, il souligne l’importance d’assurer un climat politique et sécuritaire stable, condition essentielle à la confiance économique et à l’investissement.
Pour cet économiste engagé, la stabilité monétaire ne se décrète pas, elle se construit par des politiques économiques cohérentes et une gouvernance responsable.
