Kinshasa, 24 octobre 2025- Le Front commun pour le Congo (FCC) a donné son accord à l’initiative regroupant toutes les forces politiques et sociales partageant la feuille de route issue du conclave de Nairobi, présidé par Joseph Kabila Kabange. Cette plateforme, intitulée « Sauvons la République Démocratique du Congo », vise à unir les acteurs politiques et sociaux pour lutter contre la dictature et promouvoir le bien-être des populations congolaises.
Lors de la réunion élargie du bureau politique du FCC, incluant d’anciens députés et sénateurs, le jeudi 23 octobre, le parti de Joseph Kabila, qui avait soutenu Emmanuel Shadary en 2018, a affirmé sa préparation pour un dialogue national inclusif. Le FCC s’est déclaré également fermement opposé à toute modification de la Constitution.
« Le Front commun pour le Congo, plateforme politique de son Excellence Joseph Kabila Kabange qui compte en son sein plusieurs regroupements et partis politiques et associations est membre à part entière du mouvement Sauvons la République Démocratique du Congo et co-fondateur dudit mouvement soutient cette initiative idoine et se met en ordre de bataille en vue de la tenue du dialogue national et inclusif et du refus du changement de la constitution et mettre ainsi fin à la dictature », a précisé Joseph Kapika, cadre du FCC et ancien ministre de l’économie nationale, dans le communiqué final.
Sous la présidence de l’ancien chef de l’État, le conclave de Nairobi, qui s’est tenu du 14 au 15 octobre, a réuni plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile pour réfléchir à « l’avenir du Congo ». Les participants ont annoncé la naissance du « Mouvement Sauvons la RDC », destiné à restaurer la démocratie, mettre fin à la tyrannie et favoriser la réconciliation nationale.
Les discussions ont mis en lumière un diagnostic jugé « alarmant » de la situation du pays. Selon les participants, la République démocratique du Congo traverse une crise multiforme, marquée par des dérives politiques, économiques et sociales. Dans leur déclaration finale, ils ont accusé le pouvoir en place de « violer la Constitution », de « restreindre l’espace démocratique » et d’« instrumentaliser la justice à des fins politiques ».
Le conclave a également souligné la nécessité d’un dialogue inclusif et sincère, soutenu par les Églises catholique (Cenco) et protestante (ECC), pour sortir de la crise politique et sécuritaire. Les signataires ont rejeté toute tentative de « monologue politique » initiée par le président Félix Tshisekedi, appelant à une concertation véritable et nationale.
