Kinshasa, 21 octobre 2025- Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé ce mardi, la fin de l’obligation de détenir un permis de culte, une mesure instaurée sous le mandat de son prédécesseur, Constant Mutamba, et qui avait suscité de vives controverses au sein des milieux religieux et de la société civile.
Dans son communiqué, le ministre annonce que cette obligation est désormais sans base légale, car contraire à l’article 22 de la Constitution qui garantit la liberté de religion et de culte.
« Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux met fin à l’obligation de détenir un permis de culte, mesure désormais sans base légale, afin de renforcer la liberté de religion et la sécurité juridique », peut-on lire dans le document.
Cette décision vient ainsi abroger l’une des mesures les plus contestées de la gestion Mutamba, accusée d’avoir restreint la liberté religieuse et alourdi les démarches administratives pour les Églises et communautés confessionnelles. Désormais, la reconnaissance et l’exercice du culte ne seront plus conditionnés à ce document, perçu comme un instrument de contrôle plutôt que de régulation.
Le communiqué annonce également la levée de la suspension temporaire de la délivrance de certains documents administratifs, décidée le 29 septembre dernier. Cette reprise intervient après une évaluation juridique approfondie et la mise en place de nouveaux mécanismes visant à assurer la régularité, la transparence et la traçabilité dans le traitement des requêtes.
D’après le même communiqué, les services compétents sont instruits de reprendre immédiatement leurs activités selon les nouvelles directives internes et dans le respect des lois de la République.
