Kinshasa, 26 octobre 2025- Face à la presse ce samedi, le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), a réagi avec fermeté aux accusations de la coalition rebelle AFC/M23, qui accuse l’armée congolaise d’avoir bombardé ses positions.
« Mais nous ne sommes pas l’Église. C’est à l’Église qu’on dit que si on vous donne une claque sur la joue gauche, vous donnez à votre tour la joue droite. Nous ne pouvons pas éternellement assister à des attaques et des provocations sans réagir », a déclaré le général Ekenge.
Le porte-parole de l’armée congolaise a dénoncé ce qu’il qualifie de provocations répétées des rebelles, affirmant que les FARDC n’ont fait que répondre à des agressions sur le terrain. « Ils disent qu’on les a bombardés, mais ce sont eux qui viennent nous provoquer et nous réagissons. On ne va pas les laisser faire, et nous n’allons pas nous laisser faire. Soit on veut la paix, soit on n’en veut pas », a-t-il insisté.
Les accusations de l’AFC/M23 interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est du pays, où les combats entre les rebelles et l’armée congolaise se multiplient malgré les multiples appels au cessez-le-feu. Les rebelles affirment être victimes de bombardements des FARDC et de leurs alliés, tandis que l’armée soutient que les forces loyalistes ne font que se défendre contre des attaques venues des positions ennemies.
Par ses propos, le général Ekenge a tenu à rappeler que l’armée congolaise ne restera pas passive face à ce qu’elle considère comme des provocations visant à déstabiliser le pays. Cette sortie médiatique traduit la volonté des FARDC de réaffirmer leur autorité et leur légitimité dans la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
