Kinshasa, 29 octobre 2025- Le ministère de l’Intérieur a annoncé la suspension des activités du parti politique Alliance des Travaillistes pour le Développement (ATD) sur toute l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo.
Cette décision intervient après la participation de José Makila Sumanda, président et fondateur de cette formation politique, au conclave de Naïrobi organisé du 14 au 15 octobre dernier par l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila Kabange.
Selon le document officiel dont une copie est parvenue à notre rédaction, le gouvernement reproche à José Makila d’avoir pris part à une réunion présidée par un individu condamné pour haute trahison, crimes de guerre et lien avec les rebelles du M23.
« Alors qu’il est fondateur et président du parti politique Alliance des Travaillistes pour le Développement, Monsieur José Makila Sumanda a participé au conclave organisé et présidé du 14 au 15 octobre 2025, à Nairobi au Kenya, par Monsieur Joseph Kabila Kabange, que ce dernier a été condamné par la justice congolaise pour haute trahison notamment pour avoir posé publiquement des actes de ralliement au mouvement d’agression du pays par le Rwanda et ses supplétifs du M23-AFC » peut-on lire dans l’arrêté.
Le document du ministère rappelle également que si la Constitution congolaise garantit le pluralisme politique et la liberté d’action des partis, ces droits doivent s’exercer dans le respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs.
« Sont suspendues sur toute l’étendue du territoire national les activités du parti politique Alliance des Travaillistes pour le Développement (ATD) », conclut le document.
Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’une série de décisions prises par le gouvernement à l’encontre de formations politiques jugées proches de Joseph Kabila. Il y a quelques jours, les activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), également dirigé par l’ancien président, avaient été suspendues pour des motifs similaires.
Cette nouvelle suspension illustre la fermeté des autorités congolaises face aux acteurs politiques accusés de collaboration avec des forces hostiles à la nation, dans un contexte marqué par la persistance des tensions à l’Est du pays.
