Kinshasa, 31 octobre 2025- Alors que le Rwanda exprime son opposition à la réouverture de l’aéroport de Goma, le gouvernement congolais, par la voix de son porte-parole Patrick Muyaya, a rappelé que cette décision relève exclusivement de la souveraineté nationale.
« La réouverture de l’aéroport de Goma se fera uniquement sur autorisation des autorités congolaises et uniquement pour des vols humanitaires qui seront effectués en journée », a précisé M. Muyaya, soulignant le caractère strictement humanitaire de cette mesure.
Le ministre de la Communication et des Médias a fustigé l’attitude du Rwanda et de ses alliés du M23, accusés de vouloir perturber une opération humanitaire urgente au profit des populations déplacées.
« Ce n’est ni l’agitation du père, le Rwanda, encore moins celle du fils, le M23, qui remettra en cause l’engagement de ceux qui, aux côtés du Président Félix Tshisekedi, d’Emmanuel Macron et de Faure Gnassingbé, se sont mobilisés aujourd’hui à Paris pour des millions de femmes et d’enfants qui ploient quotidiennement sous le joug des agresseurs », a-t-il martelé.
Patrick Muyaya a également dénoncé ce qu’il qualifie de « barbarie » et de « cynisme » des autorités rwandaises :
« Vouloir marchander ou s’opposer à une intervention humanitaire urgente en faveur de nos compatriotes est non seulement un déni, mais aussi une autre preuve de la barbarie et du cynisme de ceux qui gouvernent par crimes », a-t-il ajouté.
Dans le même esprit de solidarité régionale, le porte-parole du gouvernement a indiqué que les Congolais déplacés au Burundi recevront également une aide humanitaire par le biais de l’aéroport de Bujumbura.
Cette sortie intervient dans un contexte tendu, alors que le Président Félix Tshisekedi participait à Paris à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, aux côtés de plusieurs dirigeants africains et européens.
« À Paris comme à Bruxelles, notre voix a été clairement portée et surtout entendue. Une voix qui demande la vérité, la justice et la paix, une paix durable », a conclu Patrick Muyaya.
