Kinshasa, 15 novembre 2025- Une nouvelle polémique autour de Dany Banza prend de l’ampleur et alimente une fois de plus les doutes sur la cohérence de sa ligne politique. Après l’affaire Kazembe, c’est désormais le sénateur et ancien ambassadeur itinérant du chef de l’État qui se retrouve au cœur d’une nouvelle tempête, suscitant de vives interrogations sur ses véritables intentions.
Lors de son meeting ce samedi 15 novembre à Lubumbashi sur la place Moïse Tshombe ( Poste) Dany Banza a cité plusieurs partis politiques pour leur rendre hommage, mais la mention de « l’AFC » dans la même phrase que l’UDPS ou l’UNAFEC a été perçue comme une sortie complètement décalée du contexte national. Alors que le pays traverse une période sensible marquée par la présence du M23/AFC dans l’Est et les menaces persistantes sur d’autres provinces, inclure l’AFC dans une énumération politique a été considéré par beaucoup comme un signe de légèreté, voire d’irresponsabilité.
Pour un acteur politique expérimenté, habitué aux hautes sphères de l’État, une telle erreur de communication paraît difficile à justifier. Et c’est précisément cette difficulté qui alimente les soupçons. Plusieurs analystes estiment qu’il ne s’agit pas d’un simple lapsus, mais d’un message voilé dissimulé derrière un discours apparemment banal.
L’affaire est plus vite récupérée sur les réseaux sociaux. Les critiques s’accumulent, beaucoup voient en Dany Banza un homme qui cherche à ménager l’AFC de Corneille Nangaa, malgré le contexte parfaitement connu de tous.
Cette situation renforce l’image d’un responsable politique qui navigue dans une zone grise, multipliant les signaux contradictoires au moment même où le pays attend des positions fermes et claires. À un moment où l’unité nationale est cruciale, la communication de Dany Banza apparaît comme un facteur de confusion plutôt qu’un vecteur de stabilité.
Face à la colère d’une partie de la population, des voix appellent désormais à une clarification officielle. Car si cette affaire n’est qu’une « erreur », elle révèle tout de même une incapacité inquiétante à mesurer la portée des mots. Et si elle n’en est pas une, alors c’est une manœuvre politique dont les motivations méritent d’être éclaircies.
Dans tous les cas, cette sortie vient s’ajouter à une longue série d’ambiguïtés qui fragilisent la crédibilité de Dany Banza surtout après sa disparition sur la scène politique. En politique, chaque parole est un acte. Et pour beaucoup, le sénateur vient de poser un acte qui interroge bien plus qu’il ne rassure.
