Kinshasa, 24 novembre 2025- Paul Tshilumbu, ancien porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a tiré la sonnette d’alarme face à la situation sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver dans l’Est de la RDC.
Invité ce week-end sur Top Congo FM, il a exprimé son désaccord total avec l’idée d’organiser des élections tant que des zones entières du pays restent aux mains de groupes armés, notamment le M23.
« Tenir des élections dans un pays en partie occupé, c’est non seulement bafouer notre indépendance, mais aussi insulter ceux qui souffrent. Tant que la guerre ravage l’Est, il est impensable de parler d’élections, » a-t-il martelé.
Tshilumbu soupçonne le gouvernement actuel de vouloir imposer des élections truquées, sans se soucier de l’intégrité du pays. Pour lui, la priorité est claire : « Il faut d’abord ramener la paix, récupérer chaque parcelle de notre territoire, et seulement après, organiser des élections où tout le monde peut participer et être représenté. »
Il implore la communauté internationale de ne pas fermer les yeux sur des élections biaisées dans un pays en guerre, et appelle toutes les forces politiques et les citoyens congolais à se mobiliser pour sauver le pays.
