Kinshasa, 10 décemebre 2025- À l’occasion de la Journée internationale pour la dignité et la mémoire des victimes de génocide, la République Démocratique du Congo a réaffirmé, ce mardi, son plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale des génocides perpétrés sur son sol et dont certaines manifestations se poursuivent encore aujourd’hui. Pour Kinshasa, cette journée symbolique ne peut être dissociée de la réalité dramatique vécue par des millions de Congolais depuis des décennies.
Le gouvernement souligne que le pays fait face à un conflit armé d’une ampleur inédite, marqué par des actes de violence imputés aux Forces armées rwandaises et à leurs supplétifs du mouvement AFC/M23. Selon les autorités congolaises, ces violences sont documentées avec précision et révèlent une ligne de conduite pouvant attester « l’existence d’une intention génocidaire ». Cette accusation, longtemps portée par différents acteurs nationaux et organisations locales, a souvent été minimisée, ignorée ou même rejetée par une partie de la communauté internationale.
Pour Kinshasa, il est désormais essentiel que la vérité soit reconnue et que la mémoire des victimes soit pleinement honorée. « Chaque victime de génocide, où qu’elle soit, a droit à la dignité et à la réparation », rappelle le message officiel. En appelant à la reconnaissance de son propre drame, la République Démocratique du Congo affirme se tenir aux côtés des nations qui ont su affronter leur passé, défendre la vérité historique et rappeler que la justice demeure la voie la plus sûre vers la réconciliation durable.
En cette journée de commémoration, le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’un engagement international renouvelé pour mettre fin à l’impunité, soutenir les victimes et prévenir la répétition de tels crimes.
Un appel qui résonne comme un devoir de mémoire, mais aussi comme un impératif de justice et de paix pour l’avenir du pays.
