Kinshasa, 07 janvier 2026- La décision de la République Démocratique du Congo de se retirer des pourparlers de Doha continue de faire grand bruit et de provoquer des discussions.
Dans un communiqué diffusé ce mercredi, qu’il a partagé avec les médias, l’expert politique Dominique Kande a exprimé son point de vue. Pour lui, ce n’est pas un revers diplomatique ni un abandon, mais plutôt une affirmation de la souveraineté du pays. Il juge que la médiation était devenue impuissante à exiger un cessez-le-feu immédiat dans l’Est, ce qui a motivé cette décision.
Monsieur Kande a également souligné que les affrontements sanglants récents à Uvira, qui ont opposé les Forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23, ont clairement montré les faiblesses du processus de Doha. Il l’accuse même de fermer les yeux, en quelque sorte, sur le soutien étranger apporté aux rebelles.
« Le retrait de la RDC n’est pas une fuite. C’est le refus d’une diplomatie de façade. On ne peut pas dialoguer éternellement avec ceux qui violent les accords et poursuivent leurs offensives armées », déclare-t-il.
Le gouvernement congolais n’a pas encore fait de commentaire officiel. Cependant, au sein de la société civile, de nombreuses personnes ont applaudi cette prise de position. Elles réclament une refonte des approches de paix actuelles, qu’elles trouvent inefficaces face à l’insécurité persistante dans la région de l’Est.
Il faut rappeler que le processus de Doha, soutenu par de nombreux pays et organisations, avait pour but de calmer les tensions régionales. Mais Kinshasa reproche à cette médiation de ne pas avoir réussi à imposer le départ des troupes rwandaises du territoire congolais, une condition jugée indispensable pour tout progrès significatif.
