Kinshasa, 05 janvier 2025- Dans le cadre de l’exercice budgétaire 2026, le gouvernement congolais s’est fixé l’objectif de consacrer 991,9 millions de dollars américains au remboursement de la dette publique. Cet engagement figure dans la loi de finances promulguée par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Ce montant marque une hausse significative par rapport à l’année 2025, au cours de laquelle les remboursements étaient estimés à 675,8 millions USD, soit 1 509,6 milliards de francs congolais. D’une année à l’autre, l’enveloppe allouée au service de la dette enregistre ainsi une progression de 46,8 % et devrait représenter 4,1 % des dépenses du budget général.
Conformément aux projections budgétaires, ces ressources seront principalement affectées au remboursement de la dette publique intérieure, ainsi qu’au paiement du principal de la dette extérieure.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte de maîtrise progressive des équilibres macroéconomiques, poursuivie par les autorités congolaises.
Pour rappel, en septembre 2025, le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, indiquait que la RDC disposait encore d’une marge de manœuvre en matière d’endettement. Il évaluait alors la dette publique globale intérieure et extérieure à environ 16 milliards de dollars américains, un niveau jugé soutenable.
Selon lui, cette situation pourrait permettre au pays de recourir de manière mesurée aux marchés financiers internationaux afin de soutenir le financement du développement, sous réserve de la réussite des revues avec les partenaires techniques et financiers.
D’après plusieurs experts, la dette extérieure de la RDC s’élèverait à près de 9 milliards USD, tandis que la dette intérieure serait estimée à environ 5 milliards USD. À ces montants s’ajoutent les créances de la Banque centrale du Congo (BCC) sur l’État, évaluées à 1,5 milliard USD, ainsi que les dettes des entreprises publiques, également estimées à 1,5 milliard USD.
Au total, l’encours global de la dette publique atteindrait ainsi près de 16 milliards de dollars, soit environ 17 % du produit intérieur brut (PIB), estimé à 92 milliards USD. La dette extérieure représenterait, quant à elle, près de 10 % du PIB, un ratio inférieur à celui observé dans plusieurs économies africaines comparables.
