Kinshasa, 13 janvier 2026- L’organisation de défense des droits humains, Justicia Asbl a dans un communiqué de ce lundi 12 janvier 2026, dénoncé de graves violations des droits humains commises à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, impliquant des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) lors d’une prétendue incursion de Maï-Maï Bakatakatanga.
Selon l’ONG, les faits se sont produits le dimanche 11 janvier 2025, lorsque des militaires FARDC auraient fait usage d’armes lourdes contre une population civile non armée, sous prétexte d’une attaque attribuée aux miliciens Maï-Maï ou aux Bakata Katanga. Justicia Asbl estime que cette version ne repose sur aucun élément crédible.
Les informations recueillies sur place par Justicia, font état d’au moins dix morts et dix blessés graves, parmi lesquels une fille de 12 ans, actuellement pris en charge à l’Hôpital général de référence de Bukama après avoir été atteints par balles réelles.
L’organisation affirme que les personnes présentées comme assaillants n’étaient munies d’aucune arme, renforçant ainsi la thèse d’un usage excessif et disproportionné de la force contre des civils.
Justicia Asbl rappelle que la Constitution congolaise, en son article 16, consacre le caractère sacré de la personne humaine et engage l’État à la protéger.
L’ONG appelle le Gouvernement congolais à appuyer l’ouverture d’une enquête indépendante, à assurer une prise en charge médicale adéquate des blessés et à organiser des obsèques dignes pour les victimes décédées.
Elle demande également à l’Auditeur supérieur près la Cour militaire du Katanga de se saisir d’office du dossier afin que les auteurs présumés soient poursuivis. Enfin, Justicia Asbl invite les familles des victimes à collaborer avec la justice pour l’établissement des responsabilités et l’obtention de réparations.
